Publications

L’argent de l’AVS file aux USA

L’argent de l’AVS file aux USA

Le fonds de compensation AVS, géré par Compenswiss, sera désormais sous la responsabilité d’une banque américaine.

SwissRespect est intervenu auprès de parlementaires pour les rendre attentifs aux risques de dépendance que ce changement pourrait entraîner. Une question sur le sujet a été transmise au Conseil Fédéral.

Néanmoins, la gestion de ces fonds est passée d’UBS à la banque américaine State Street. Plus d’info sur le lien suivant :

https://www.rts.ch/info/economie/2024/article/le-fonds-avs-desormais-sous-la-responsabilite-de-la-banque-americaine-state-street-28556330.html

Ces changements nous incitent à revendiquer une plus grande transparence dans les critères de choix et les arguments utilisés pour finaliser ce transfert. Ils entrainent notre commentaire suivant :

Qu’en est-il dans cet appel d’offre, où l’on place en fin de compte le peuple Suisse (étranger également), devant un fait accompli, quant au prestataire étranger choisi pour avoir la main sur une partie de notre retraite ! Selon nous, le peuple Suisse devrait pouvoir connaître le résultat des appels d’offres, afin de comprendre le choix qui a été fait par le Conseil Fédéral et Karin Keller-Sutter (KKS) en particulier.  A la fin, payer moins en prenant un risque politique et stratégique sur nos avoirs de retraite, nous pousse à nous demander s’il n’y a pas un autre intérêt caché derrière cette décision. Qui pourrait nous coûter bien plus cher au final : notre indépendance ?

Comment l’UBS a-t-elle pu être recalée, en faveur d’un établissement américain, puisque lors de la reprise / panique causée par le Crédit Suisse, celle-ci a été choisie alors qu’elle n’était pas la seule sur les rangs (un compétiteur ayant offert une somme de 5 milliards pour la reprise du CS) ?

La décision de KKS pose beaucoup de questions pour lesquelles nous avons  bien peu de réponses. On touche ici à nos retraites et le Conseil Fédéral n’a pas bien l’air de se soucier de ce qui se cache ou se trame du côté américain, dont les dirigeants défendent légitimement leurs propres intérêts.